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  • Raphael JACOB

Edition spéciale journée mondiale de l’environnement

Dernière mise à jour : juin 12

Par Rita Sidki


La journée mondiale de l’environnement est célébrée depuis de nombreuses années et soulève les questions de la protection de l'environnement et ses conséquences sur la qualité de vie des populations et la survie de la planète. L’objectif de cette année est de se concentrer sur la restauration des écosystèmes avec pour thème « Réimaginer. Recréer. Restaurer ».


Une journée de sensibilisation


Le 15 décembre 1972, l’Assemblée générale de l’ONU adopte une résolution désignant le 5 juin comme journée mondiale de l’environnement et demande à chaque Etat de mettre en place des activités favorisant une prise de conscience des populations concernant les problématiques liées à l’environnement. Chaque année, un enjeu spécifique concernant l’environnement est mis en avant, cette année le slogan est « Restauration des écosystèmes, ensemble ».


Le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) a établi une liste de points noirs sur lesquels un effort important doit être entrepris de toute urgence : la lutte contre la destruction de la couche d'ozone, la lutte contre la déforestation, la préservation de la qualité des réserves d'eau et la lutte contre la désertification et la sécheresse.


Bilan de l’ONU sur les problématiques environnementales globales


Cette année, l’ONU souhaite faire un appel d’urgence aux populations, l’organisation rappelle que les changements climatiques que traverse la planète risqueraient de mener à la catastrophe si aucune mesure n’est prise. D’après les statistiques de l’ONU, près de la moitié des écosystèmes d’eau douce ont été détruits pendant le siècle dernier et environ 50% des récifs coralliens ont déjà disparu et jusqu’à 90% d’entre eux risquent de disparaître d’ici l’année 2050.


D’après le rapport du PNUE de 2020, malgré une légère baisse à court terme des émissions de dioxyde de carbone causée par la pandémie de Covid-19, le monde continue de se diriger vers une augmentation des températures supérieure à 3°C au cours de ce siècle. Ce niveau dépasse celui visé par l'Accord de Paris qui tourne autour d’1,5°C. Ainsi, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de manière quasi continue pendant ces trois dernières années. L’organisme rappelle également que la naissance du virus du Covid-19 a été en partie provoquée par le phénomène plus large de réduction des superficies d’habitats naturels des animaux, favorisant ainsi la propagation d’agents pathogènes.



Événements de la journée


Le Pakistan sera le pays hôte cette année pour les célébrations officielles. Il devra présenter ses propres initiatives et son rôle dans les efforts mondiaux. Le gouvernement pakistanais a d’ailleurs mis en place un des plans de reboisement les plus ambitieux au monde : il prévoit d'étendre et de restaurer les forêts du pays grâce à la plantation de 10 milliards d'arbres étalée sur cinq ans.

Des conférences seront données tout au long de la semaine, et des célébrations auront lieu dans différentes villes.


Cette année, l’accent est placé sur l’appel à une action urgente pour relancer les écosystèmes endommagés. Les écosystèmes sont définis comme l'interaction entre les organismes vivants tels que les plantes, les animaux ou les personnes et leur environnement. Cela inclut la nature, mais aussi les systèmes créés par l'homme, comme les villes ou les exploitations agricoles.

Dans cet objectif, cette journée marquera le coup d’envoi de la « Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes ». Il s’agit d’un mouvement mené à l’international de 2021 à 2030 et qui a pour but de permettre aux pays d’atteindre les objectifs du développement durable afin d’éviter des changements climatiques catastrophiques. Cette mesure a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies à la suite d’une proposition d’action émanant de plus de 70 pays.


Le PNUE a déclaré dans un communiqué de presse publié en février : « Pour parvenir à une restauration à l'échelle requise, des incitations et des investissements financiers doivent être réalisés pour modifier la manière dont les terres et les océans sont exploités, dans la recherche et l'éducation ».


Crédit photo 1 : ANGELA BENITO/ Unsplash


Crédit photo 2 : Chris LeBoutillier/ Unsplash

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