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  • Alice Desvilles

Un dernier obstacle pour le nouveau plan de relance de l’économie américaine

Par Grégoire Pradelle


« Alors que nos citoyens continuent de lutter contre le coronavirus pendant cette saison des fêtes, ils ne se battront pas seuls » c’est ainsi que le chef républicain du Sénat, Mitch McConnell, a annoncé le nouveau plan de relance de l’économie américaine.


À la suite du premier plan d’urgence pour l’économie déployé en mars 2020, le Congrès américain était divisé au sujet du second plan. Mais après plusieurs mois de débats , un plan à finalement été présenté dimanche 20 décembre.

Crédit photo : OFFICIAL WHITE HOUSE PHOTO

Un plan ambitieux


En effet, un premier plan de relance d’urgence avait été voté et mis en place en mars, au milieu de la pandémie. Ce plan ambitieux de 2200 milliards de dollars avait permis à l’économie américaine de minimiser les pertes. Cette fois-ci, le plan de relance aurait un budget de 892 milliards de dollars (729 milliards d’euros).


Il serait tourné vers les entreprises ayant souffert de la crise, ainsi que vers les Américains licenciés pendant cette même période. Cela passerait par une allocation chômage de 300 dollars par semaine, ainsi qu’un chèque d’aide direct de 600 dollars par personne dans les foyers les plus vulnérables. Ce plan est rattaché au budget annuel du gouvernement qui se présente sous forme d’une loi qui doit être votée.


Un plan nécessaire


Que ce soit Joe Biden ou Donald Trump, tout le monde semble s’accorder sur le fait qu’un plan de relance est nécessaire et au plus vite. En effet les problèmes s’accumulent : le premier problème porte sur le taux de chômage qui “a atteint 14,7 % aux Etats-Unis, son plus haut niveau depuis les années 1930” comme le titre LE MONDE dans un article relatant ce fait. C’est un problème qui va probablement être central pour la relance de l’économie car il impacte directement le pouvoir d’achat des citoyens américains, ainsi que leur niveau de vie. Le second problème consiste à soutenir les petites entreprises qui sont nombreuses à être en grande difficulté financière à la suite des restrictions mises en place dans le cadre de la lutte contre le covid-19.


Des réactions inattendues


L’annonce de ce plan par Mitch McConnell a rassuré nombre d’Américains. Cependant les marchés financiers américains n’ont eux que peu réagi à cette annonce qui était largement anticipée. Cependant, ce qui n’était pas prévu fut la réaction du président sortant Donald Trump. En effet le président doit approuver ce texte de loi pour que le plan soit mis en place; or, à la veille de Noël le président américain a publié sur son compte twitter une vidéo dans laquelle il juge « honteux » ce plan. Il critique notamment la somme donnée aux Américains par virement direct qui, selon lui, ne devrait pas être de 600 mais plutôt de 2000 dollars.

Crédit photo : Julian Wan/Unsplash

Par ailleurs, en évoquant le plan de relance, le président a aussi dit «Elle s’appelle loi d’aide au Covid, mais elle n’a presque rien à voir avec le Covid ». Il a ensuite cité les aides internationales pour le maintien de la démocratie ainsi que d’autres aides destinées à des pays tels que la Birmanie ou le Cambodge. Cependant ces aides ne font en aucun cas partie du plan de relance car elles font en fait partie du budget annuel des USA.


Trump met fin à l’hésitation


De nombreux politiques craignaient que Trump ne signe pas le plan de relance, et leur pression a eu raison du président sortant. En effet, dimanche 27 décembre, il a apposé sa signature sur le projet de loi, validant le plan de relance de l’économie américaine. Il met ainsi fin à de nombreuses spéculations quant aux différents scénarios possibles, exposés ci-après :


Pas d’amendement du texte et Donald Trump applique son veto : le texte de loi décidant du budget est alors rejeté. Le gouvernement est en « Shutdown », autrement dit plus aucune des institutions nationales n’est fiancée et elles ferment leurs portes.


Pas d’amendement mais le président n’applique pas son veto : le texte de loi du budget passe et le plan de relance est mis en place tel que présenté le 20 décembre.


Un amendement du texte avec un accord entre le président et le Congrès : le nouveau texte de loi du budget passe et le plan de relance est mis en place tel que renégocié avec le président et le sénat.


Le Congrès vote à une majorité de deux tiers pour contrer le veto du président : le texte de loi du budget passe et le plan de relance est mis en place tel que présenté le 20 décembre.


 

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